La permanence et la métamorphose de l’horizon, là où le ciel touche la terre, le vide, l’épaisseur du silence qui naît de sa présence.

À moins que le regard ne se porte au delà, contemplatif, immobile, jusque dans son absence.

" L'horizon invisible au delà du quel l'œil conscient ne pouvait pénétrer était beaucoup plus lointain que l'horizon visible. Et toutes sortes d'entités apparaissaient dans les régions visibles où la conscience avait accès. La mer, des navires, des nuages, des péninsules, la foudre, le soleil, la lune, les myriades d'étoiles. Si voir était le fait de se rencontrer pour l'œil avec un être vivant, ce qui revient à dire l'être et un autre être, alors ce doivent être les miroirs opposés de deux êtres.
Mais voir, bien davantage, voir outrepassait l'être, empruntant des ailes d'oiseaux. "

Yukio Mishima, La mer de la fertilité IV - L'ange en décomposition